Souvent, nous nous sentons l’âme d’un entrepreneur, mais cherchons une idée : l’Idée, avec un grand “i”, qui révolutionnera et ubérisera le domaine de son application. Seulement, on peut passer sa vie à la chercher si nous n’appliquons pas la bonne méthode. Qui n’a jamais eu le syndrome de la feuille blanche ?

C’est l’histoire du lampadaire : comme l’aurait dit Coluche, c’est l’histoire d’un mec qui cherche ses clés sous un lampadaire. Pourquoi sous un lampadaire ? Pas parce qu’il les a perdues là, mais parce que c’est le seul endroit éclairé de la rue. Être innovant n’est pas forcément une question de talent; c’est être capable de trouver de nouvelles solutions.

Allez, on vous donne THE méthode pour réveiller l’innovateur qui sommeille en vous.

Ne soyez pas la boule du flipper. Ne subissez pas. On peut décider de réaliser ses rêves.

Damien Soisson, Fondateur d’ Imagera.

L’idée ne vaut rien, il faut s’approprier les choses

Light bulb in town

Selon la blogueuse américaine Erin Falconner, cofondatrice de Pick The Brain, une idée vient toujours de quelque part.

C’est la Théorie de la Réminiscence de Platon, qui dit qu’il existe des vérités éternelles, permettant d’accoucher de connaissances que nous possédons déjà en nous-mêmes.

L’intelligence, c’est tout simplement la capacité à effectuer des interconnexions entre les choses. 

C’est comme ça que le processus créatif fonctionne !

Einstein lui-même eut l’occasion d’expliquer la façon particulière qu’il avait de réfléchir. Il le fit dans sa correspondance avec le mathématicien français Jacques Hadamard, qui avait donné une série de conférences à Princeton sur la psychologie de l’invention dans le domaine des mathématiques et de la physique théorique. Hadamard avançait que les signes sont un soutien nécessaire de la pensée et que le système de signes le plus courant est bien sûr le langage proprement dit. Mais, ajoutait-il, la pensée, lorsqu’elle est inventive, use volontiers d’autres systèmes de signes, plus souples et moins standardisés que le langage ordinaire. En retour, ces systèmes ont la vertu de laisser davantage de liberté au mouvement de la pensée qui les produit. Ils permettent ainsi la constitution d’une pensée plus créative, au caractère souvent discontinu et procédant par illuminations.

C’est la souplesse de l’esprit, qui va réussir à faire le lien entre les activités déjà existantes et la technologie dont nous disposons aujourd’hui, qui va permettre l’innovation. Airbnb n’a pas inventé la poudre, elle a ingénieusement adapté notre façon de consommer à ce qui existait déjà !

“La pensée, lorsqu’elle est inventive, use volontiers d’autres systèmes de signes, plus souples et moins standardisés que le langage ordinaire. En retour, ces systèmes ont la vertu de laisser davantage de liberté au mouvement de la pensée qui les produit. Ils permettent ainsi la constitution d’une pensée plus créative, au caractère souvent discontinu et procédant par illuminations.”

D’où viennent les idées ?

La légende, peut-être un peu vraie, raconte qu’Einstein avait commencé à parler tardivement, au point que ses parents…

Kant dans sa Critique de la raison pure, parle de l’intuition : l’existence de l’intuition est une condition nécessaire pour que l’être humain puisse se constituer des connaissances synthétiques.

Ce qui nous vient à l’esprit a déjà été imaginé par quelqu’un d’autre. Il ne faut donc pas “attendre” l’inspiration, mais jouer avec ce qui existe déjà. Pouvoir lier les choses par interconnexions et les synthétiser.

L’idée ne vaut rien, ce qui compte, c’est son application.

Edouart Delgatte, fondateur d’Indemniflight

Confiance & Passion, une combinaison qui a du Sens

Arrêtez de penser que vous n’êtes pas créatif : notre cerveau est fait pour innover. Si certaines personnes ont souvent de bonnes idées sans trop d’effort, c’est qu’elles ont confiance en elles : elles croient en leurs capacités, et leur créativité n’est pas freinée. Il ne faut pas avoir peur de se tromper. Les maladresses font partie du processus créatif. 

La passion, ingrédient sine qua non

L’histoire de Monbanquet.fr contée par Maxime Renault son CEO, lors de la première rencontre “Grow’Up” d’Estimeo au Palais Brongniart, il y a quelques jours :

Maxime voulait redorer le blason des artisans boulangers locaux, l’un des savoir-faire français les plus ancestraux. Une tâche qui lui tenait à coeur. Il a d’abord, à l’aide de l’un de ses deux associés, mis en lumière et digitalisé ce domaine en fournissant à chaque boulangerie de quartier, un site internet vitrine : sa première boite, un annuaire de toutes les boulangeries françaises avec redirection vers leurs sites web. Le business model n’étant pas à ce moment encore établi, il a fallu y réfléchir.

Grâce à sa volonté et à la force de l’attraction créée par son désir sous-jacent, tout c’est parfaitement imbriqué : c’est ainsi que Monbanquet.fr traiteur événementiel préparé par des artisans locaux (charcutiers, fromagers, boulangers, etc.) est né. Maxime a su répondre à la demande tout en suivant ce qui le drivait au plus profond de lui : apporter du sens, avec la promotion de l’artisanat local. (Cf. article “Monbanquet.fr, du pétrin au buffet.”)

Nourrir sa créativité & lâcher prise

Rêvez, lisez sur des sujets qui vous intéressent, baladez-vous dans les bois, méditez, ancrez-vous, ennuyez-vous, brainstormez et notez vos idées !

Et pour s’ancrer, rien de tel que le contact avec la nature.

Mettez-vous au vert

Wildlife

Se mettre au vert est bon pour la créativité selon une étude réalisée par la Regent’s University de Londres. Des chercheurs japonais s’étaient déjà penchés sur le sujet dans les années 2000 et en avaient conclu que la verdure favorise l’exécution de tâches créatives.

La nouvelle activité en vogue qui nous vient du Japon s’appelle le Shirin Yoku (littéralement “bain de forêt” en français). Au Japon, où la culture intense du travail y est très prononcée, il est très mal vu de quitter son bureau avant son patron. Les japonais travaillent d’arrache-pied et cela fait partie de leur culture. Pour ne pas sombrer dans le surmenage, le burn-out, la dépression, les AVC ou crises cardiaques, voire pire, le suicide (ces morts dues au travail excessif sont même résumées par le mot karoshi, tellement elles sont fréquentes là bas) la pause devient essentielle.

Selon une autre étude, menée par Ruth Ann Atchley, chercheur à l’Université du Kansas, passer trois jours dans la nature booste la créativité de 50%.

Alors, n’hésitez plus !

Et surtout, pensez “outside the box” comme on dit ! Ne tombez pas dans le piège du réverbère. 😉

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