Les employeurs tirent-ils des avantages à laisser leurs employés faire la sieste au travail ? La réponse est un grand OUI ! Il suffit de connaître les nombreux avantages de la sieste pour l’adopter sans hésitation.  

Performance, motivation, meilleure ambiance de travail… autant de facteurs qui ont un véritable impact sur la productivité (on estime une augmentation de 35% de sa performance). Et pourtant ! Vu comme une activité de paresseux par beaucoup, la sieste est sujette à beaucoup de moqueries dans les entreprises européennes.  

Nombreux sont, les bénéfices de la sieste !

Sachez que bien dormir ne garantit pas d’être en forme toute la journée. Avec nos modes de vie à 100 à l’heure, nombreux sont ceux à piquer du nez après le repas du midi. Il faut dire aussi, que nous avons perdu environ 1h30 de sommeil depuis les années 50. 

Bref, il n’est pas simple de faire preuve d’efficacité quand on lutte contre les bras de Morphée. Et il faut admettre, qu’on a tendance aussi à être ronchon quand on est fatigué… Et ça, pour la productivité et l’ambiance au travail ce n’est vraiment pas chouette. La sieste épargne les erreurs mais aussi des conflits inutiles avec ses collègues et donc favorise de meilleures conditions de travail. 

Mais la sieste a beaucoup plus de vertus ! Plusieurs études l’ont démontré : 

Roupiller, seulement 10 minutes, aide à prendre de meilleures décisions, libère notre créativité et rééquilibre le fonctionnement nerveux. Bref tout pour booster sa productivité et donc celle de l’entreprise

Enfin, les bienfaits se mesurent aussi sur le long terme. Elle permet de combattre le stress et la fatigue. Le duo d’enfer qui nous rend malade. Pour aller un peu plus loin, le manque de sommeil combiné au stress peut entraîner des arrêts maladies voir des burn-out qui peuvent avoir des conséquences graves sur la santé des salariés et donc sur les performances de l’entreprise. 

(Etes-vous couvert en cas d’arrêt maladie ? On vous en dit plus sur notre mutuelle santé)

Mode d’emploi de la sieste

l'art de savoir faire la sieste
L’art de savoir faire la sieste – Photo : Hernan Sanchez – Unsplash

On vous rassure, pas besoin de dormir 1h pour commencer à sentir les bénéfices. 10 à 20 minutes sont largement suffisantes, d’autant plus si on la pratique régulièrement.

Afin d’optimiser ce moment de repos, on adopte quelques astuces de pros :

Il faut tout d’abord trouver un endroit calme à l’abri des allées et venues. Si c’est possible, s’allonger dans un endroit calme, dans sa voiture ou encore sur une pelouse. Si vous ne pouvez pas vous allonger, restez assis le dos droit, adossé et tête appuyée en arrière. Il est important de se sentir à l’aise. Décroisez vos bras et vos jambes puis fermez les yeux. 

Ralentissez progressivement votre respiration et décontractez tous les muscles du corps. De la musique douce dans vos écouteurs et un masque peuvent vous aider à profiter au mieux de votre temps de repos.

A votre réveil, prenez le temps d’effectuer quelques étirements avant de retourner à votre poste. La sieste peut se pratiquer partout : dans les transports, au travail, à la maison…

Les deux types de sieste à adopter au travail sont : 

  • La sieste flash de 1 à 5 minutes : Elle est idéale quand on est fatigué et qu’on dispose peu de temps. 
  • La sieste de 20 minutes permet de bien récupérer sans perturber le temps de sommeil nocturne.

La sieste de plus d’1h est à réserver pour le week-end, en cas de grosse fatigue et à condition de se lever à la même heure qu’en semaine.

Que dit la loi sur la sieste au travail ? 

Mr Bean Sleep GIF

Tout dépend de la situation. En effet dans certains cas, faire la sieste sur son lieu de travail peut être considéré comme une faute grave et peut donc être un motif de licenciement. Notamment le cas où un pompier s’endormirait pendant son service et ne répondrait pas aux diverses urgences, ou encore un salarié surpris à faire la sieste en dehors de ses heures de pause.  L’employeur doit cependant être en mesure de prouver la date et la durée de la sieste, afin de s’assurer qu’elle n’était pas faite dans le cadre d’une pause légale. 

Néanmoins, assurez-vous que la sieste est autorisée sur votre lieu de travail via le règlement intérieur ou auprès de votre employeur ou encore de votre service RH. Si le retour s’avère négatif, cela ne signifie pas que vous ne pouvez pas faire une sieste. Cela veut simplement dire que vous ne pouvez pas la faire sur votre lieu de travail. Dans la voiture, ou dans un parc serait donc une bonne alternative. 

Cependant, ce refus, d’autoriser la sieste sur son lieu de travail contredit l’avis de plusieurs professionnels de la santé, qui la préconisent notamment pour ses vertus dynamisantes.

Et dans les autres pays ?

Si les français sont frileux à l’idée de faire la sieste au travail, d’autres pays l’ont très bien adoptée. Parmi eux, le Japon et les USA font partie des précurseurs. En Chine, le droit à la sieste des travailleurs est même inscrit dans la constitution. En effet, en Asie, elle est un signe de respect de soi et des autres. Quant à l’Europe… il faudra encore être un peu patient avant que cela devienne « normal ». 

La sieste, une question de santé ?

Si aujourd’hui les Français dorment en moyenne sept heures, ils sont de plus en plus nombreux chaque nuit à augmenter leur dette de sommeil. 

Une étude a récemment été menée par l’université de Californie chez trois peuples de chasseurs-cueilleurs (en Tanzanie, Namibie et Bolivie). Elle a montré que, même s’ils ne dorment que 6 h25 en moyenne par nuit et qu’ils font rarement la sieste, « ces groupes ont des niveaux inférieurs d’obésité, de pression artérielle et d’athérosclérose comparés aux individus dans les sociétés industrialisées, et qu’ils ont de meilleures conditions physiques. L’insomnie est si rare parmi eux que les San et les Tsimane ne possèdent pas de mot pour ce trouble qui touche plus de 20 % des Américains  ».

En France, en 2013, 32 % des adultes seulement déclaraient faire une sieste dans la semaine, et 4 personnes sur 10 disaient souffrir de troubles du sommeil (selon l’institut national du sommeil et de la vigilance).

« La sieste, qui était vue comme un confort, est maintenant vue comme un outil de santé publique », selon le professeur Léger. « On sait depuis longtemps par de nombreuses publications internationales qu’un sommeil régulièrement inférieur à 6 ou 7 heures par 24 heures est source de pathologies liées à l’obésité, au diabète, à l’hypertension, à la dépression ou encore aux risques d’accidents dans la journée  », ajoute le docteur Mullens.

Source : Lemonde.fr

Pour la culture :

Le saviez-vous ? Sieste vient du latin Siesta qui désigne la sixième heure après le lever du soleil, le moment où notre concentration baisse. 

Alors convaincu de s’initier à la sieste ? Sachez que même le géant Google s’y est mis ! 

Et oui, la sieste n’est donc pas culturelle mais naturelle !

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